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Ecolo à gogo
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Le temps du bilan...et du mouvement

Le temps du bilan...et du mouvement

crédit photo @pexels

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Alors que se tient la COP 26 et que les Nations Unies essaient de se mettre d'accord pour décider (enfin) de vraies mesures qui permettraient juste de limite la casse que l'humain inflige à la planète et donc aux humains....j'avais envie qu'on se parle de nous, de nos moyens d'actions.

Car oui, il faut que les politiques publiques changent radicalement, mais en attendant nous avons aussi des marges de manœuvres pour limiter notre impact, et aussi orienter in fine les politiques publiques. Car j'ai fini par comprendre qu'on a finalement plus d'impact avec notre carte bleue qu'avec notre bulletin de vote....

Avant de vouloir agir, encore faut-il avoir une idée d'où on part et d'où on devrait aller...

Pour cela rien de tel qu'un petit test "quel est ton bilan carbone". L'ADEME a par exemple créé le site Nos Gestes Climat pour que chaque particulier puisse faire son bilan https://nosgestesclimat.fr/ .

En moyenne, un Français produit environ 10 à 12 tonnes de CO² par an, sachant que si on veut limiter le réchauffement de la planète (à + 2°C quand même)  il faudrait passer à  2 tonnes de CO² par an!! Vu comme ça on se dit que c'est juste impossible, et on a tendance à se trouver plein de bonnes excuses pour ne rien changer....Florilège:

- à quoi ça sert vu que la France est un petit pays et qu'à l'échelle de la planète on représente pas grand chose?

- de toute façon c'est trop tard...

- je changerai quand j'y serai obligé!

- je peux pas, j'ai aquaponey!

Bref, loin de moi l'idée de culpabiliser tout le monde, ni de rendre tout le monde écoanxieux (pour avoir moi même traversé l'écoanxiété jusqu'à la dépression, je ne souhaite à personne d'y passer)....

Non, je voudrais simplement que chacun soit conscient qu'il a un rôle à jouer, et surtout qu'il le joue. Qu'il sache que c'est certes difficile, mais que c'est aussi gratifiant et qu'on n'aura au moins pas de regret pour les générations futures. On aura au moins essayé (un peu) d'agir, à la différence de nos dirigeants finalement.

Alors une fois qu'on est dépité de voir à quel point on est loin du compte...Qu'est-ce qu'on fait?

En réalité il y a 5 leviers qui peuvent faire la différence:

- d'abord les déplacements du quotidien: limiter au maximum l'utilisation de la voiture pour se déplacer. Privilégier la marche à pied quand c'est possible (ex. pour acheter sa baguette de pain), ou le vélo, et si on doit faire une plus longue distance, se renseigner sur les alternatives à la voiture (individuelle). Car il faut avoir en tête que la première source de pollution au quotidien c'est le transport.

- ensuite, c'est l'isolation de son logement. Là évidemment c'est plus difficile d'intervenir quand on est locataire (ou même propriétaire vu les coûts que cela peut représenter)....En tout état de cause, il faut dorénavant - avant de choisir un logement - regarder aussi son isolation et son mode chauffage. Mais si on ne peut pas changer son logement on peut aussi se limiter un peu côté température, et se doter de pulls chaud. 18 °C c'est la température maxi recommandée pour une chambre par exemple.

- troisième levier très efficace: sa consommation alimentaire. Ce n'est plus un secret: on mange encore beaucoup trop de viande. Donc passer progressivement à un régime flexitarien en limitant de plus en plus sa consommation de viande a un réel impact sur son "bilan" carbone. Concrètement c'est un peu revenir à ce que connaissait nos grands parents (ou arrières grands parents pour les plus jeunes): on ne mange de la viande que le dimanche, et c'est un peu la "fête".

- le quatrième levier est aussi très facile à mettre en œuvre car il concerne les vacances. Si on veut limiter son impact carbone, on oublie l'avion pour partir en vacances. Et on découvre qu'il y a tant de belles choses à découvrir par loin de chez soi qu'on oublie carrément qu'on avait envie de cocotiers avant... Et pour les distances plus longues, on cherche une alternative roulante à l'avion (le train, le bus ou la voiture). Il y a désormais plein de sites qui permettent de partir à l'aventure pas loin de chez soi (https://www.resistanceclimatique.org/voyager_autrement_sites_guides_ressources)

- enfin le dernier levier concerne aussi notre consommation, mais de biens cette fois. Il faut limiter nos achats d'objets, a fortiori neufs. Là c'est le bon moment pour se lancer dans le défi Rien de Neuf, lancé par l'association Zéro Waste France (https://riendeneuf.org/). On trouve sur ce site tout plein d'alternatives aux achats neufs, mais aussi aux achats.

Car une bonne manière de limiter ses achats, c'est de partager, d'échanger avec ses amis, voisins. Apprendre à se faire prêter et à prêter. Et en plus cela crée ou renforce le lien social.

Nous avons donc aussi des cartes entre les mains pour limiter notre impact sur la planète. Certes, comme le dirait une personne qui m'inspire "on ne sauvera pas le monde avec des pailles en bambous" (https://larevolutiondestortues.fr/) mais rien ne nous empêche d'essayer de "limiter la casse" au moins à notre niveau. Et accepter des changements ce n'est pas se priver, c'est découvrir d'autres façons de faire, c'est échanger plus, c'est profiter plus aussi finalement.